Chercher à tous prix à tromper l'ennui. Surstimulation du divertissement aux cernes toujours plus creuses.
Sissa
Déposer un grain de riz sur la première case. Deux sur la deuxième. Quatre sur la troisième. Remplir l'échiquier. Ensuite doubler la quantité de grains sur chaque case. Signer la mort du royaume, s'acquitter du prix du jeu d'apparence modeste.
Ebaucher des projets qui s'écrasent sur les têtes en couronne de cafards. Inventaire de ressources d'épuisement s'additionnant au quotidien sur des épaules. Ivresse jamais à la hauteur de l'intensité de promesses des amours avortées.
Signal de feu et d'arithmétique. Palamède. Pour composer des instruments. Repousser les avances du dieu de la guerre. Divertir tout de même l'armée. Ensuite oser une sieste. La rater pour exister. Bottom de l'axe. Start au Bottom. Paradoxe railleur d'une vie. Esprit de sérieux qui épuise. Ruine qui dégrise. Vaillante race de beurre épais. Tragicomique du click. Figure sacrificielle du trublion. Fail pour la fable. De l'oisiveté éhontée. De la honte dissimulée. Les pions vont à l'étouffoir. Crains le pion, canaille. L'un du plus beau noir, l'autre du plus beau jaune moutarde. Avoir le même souffle mais pas nécessairement la même vie. Des murs pleins de mâchoires de lapin et de yeux exorbités. Le ciel dansant au-dessus des trottinettes endormies. Tu permaculturises ? Donne l'empreinte, donne. Rentrer dans les maisons, chez les cancres, en chantant. Laisser filer le déroulement de paroles puis creuser un territoire tracé au scalpel.
Triomphalisme d'un refrain : So Sally can wait She knows it's too late As we're walking on by Her soul slides away But don't look back in anger I heard you say
Jouer et jouir. L'ordre gagne et le désir lèse qui n'aime plus le vent, par la faute d'un corps sour Ça dépend du tari Purée de banane écrasée, je n'ai de palpitant qu'en mon fron Ça dépend du tarif.
La plaine était lumineuse avec des argiles, la terre était immobile et forte. Abel courait. Il était seul et il courait. Fort d'abord. Ensuite lourdement. Ça dépend du tarif.
Abel est fier de sa croix reluisante. Il s'est donc fait un blaze ? Nullement, il a pris rougette. Sa main a jeté toute la soule que pouvait contenir sa bouche. Ça dépend du tarif.
Tel était Abel et telle était sa cité. Bien perché, bien sur lui, le visage olivâtre. Naître et mourir, tous les jours, lorsqu'on s'abandonne dans un torrent divin. Ça dépend du tarif.
Il peut voir les angles noirs et les torsions sous la croûte blanche. Il court encore après un passé brisé. Cherches-tu le repos ? L'idéal que, forcément, poursuit ton envie ? Ça dépend du tarif.
L'oscillation de ses réclamations pour qu'un jour toi-même balance un dîner au visage, une paillette dans la main. Ça dépend du tarif.
La période comble le vide de la langue au tiers du parfum qui se maintient et se retient au bord de chaque haleine. Ça dépend du tarif.
La route s'incurvait devant lui, c'était l'aube des paillettes puis le soleil avait clignoté et un grand éclat jaune était tombé sous les cumuls.
Il pouvait imaginer des chevaux dans des champs et la ligne sinueuse d'une rivière en contrebas. Des chevaux rouges, bleus, tachetés. Il ne pouvait pas imaginer une ville. Ça dépend du tarif .
Il était un temps où l'homme devait retenir son souffle en présence de ce continent, ce Nouveau Monde à la mesure de sa capacité d'étonnement.
Il y avait une maison faite d'aube et d'une terre très ancienne et éternelle. Il y avait beaucoup de couleurs sur les collines. Ça dépend du tarif.
Il s'efforçait, lui, de donner ce sentiment d'émerveillement à ceux qui viendront après lui. Il a dû se forcer à parler parce que si personne ne voulait le dire, alors il finissait par devoir le faire.
Au fond, il est toujours ce jeune homme, on voit un petit Abel là-dedans. Ses fils, là-bas le taquinent parfois. Ça dépend du tarif.
Captiver cet homme à force de patience. Tout contrefaire puis tout réduire. En sentiment comme en bataille, le droit et le devoir sont aux plus coriaces, le sourire aux ravis. Quelque chose ne va pas ici. Ça dépend du tarif.
Vu ce qu'il était et d'où il vient, il ne pouvait en sortir rien d'extraordinaire. Le détestable vivre ensemble ou les dérives du multiculturalisme imposé/opposé/proposé. Les simples citoyens rumineront et paieront le rejet. Ça dépend du tarif.
Il ne pouvait y avoir qu'une seule récréation, un autre coup de poignard à sa précieuse ombre, celle qui se tient toujours en premier, sauvagement, sans peur, mais parfois vulnérable.
Qu'on lui glisse donc un dernier mot à l'oreille, avant les injonctions, au régime du nougat, force et honneur. Ça dépend du tarif.
Gais invités, abandonnez vos couverts. L'étranger est chez lui chez nous qui succède à l'endurance, surgissant d'une conscience commune. Ça dépend du tarif.
Il suffira d'un mot, d'un projet, nation ou loyalisme qui balaiera sous le regard de l'homme choqué, l'exaspérant progrès sur ses pas, pressé d'avancer. Nous n'en sommes encore qu'aux qu'aux premières directives. Ça dépend du tarif.
Entre des longues périodes de sommeil, apprécier la compétition de simulation des concurrents. Un autre jour passe dans le bocal à poisson rouge de récupération. Il y a des fils et des cordons qui s'allongent, qui pendent d'un filigrane transparent, d'une méduse flottante. Ça dépend du tarif.
Qui vont-ils nourrir en premier ?
De l'Atlas, le lion suit à la trace les gorges brûlantes et le scalp des crânes rasés. Les hommes libres ont des mots pour le monde. Leurs vies, à moitié révolues, restent pleines de rires. Apporter la note éternelle de Sophocle. On l'entendait déjà dans la Mer Égée. Ce n'est pas une lamentation. C'est une chanson d'amour.
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