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Affichage des articles du 2020

Conception narrative

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Todd Baxter Un banc, des coteaux, des fleurs, une treille, rayons de soleil me chauffant le dos. Des troncs noirs et hauts. Emois du matin... Que je me sens bien !  Bocages, ramures. Un toit qui rassure. Abri où je dure. Du rêve. Un piano. Des livres à gogo. Pour moi un festin ! Que je me sens bien !  Et quittant la rade, parfois en balade ou en randonnée, je prends le sentier, cœur et pieds légers. Appel quotidien... Que je me sens bien ! S'allongent les lieues. Au vent mes cheveux. Fatigue aux mollets. Un coin oublié. Un silence ailé. Gazouillis soudain... Que je me sens bien !  Des baies, des épines. Et l'air qui burine. Odeurs de résine  et de chèvrefeuille. Un saut d'écureuil. Soleil au déclin... Que je me sens bien ! Chemin du retour. Rougeoiement du jour. Et paix alentour. Au loin en beauté, mon toit, mon grenier. En moi un refrain ... Que je me sens bien ! ... Que je me sens bien ! ... Que je me sens bien ! ... Que je me sens bien ! ... (Esther Granek. De la ...

Mydriase

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Denis Stroff Je crache sur ma vie Je m'en désolidarise Qui ne fait mieux que sa vie ?  Cela commença quand j'étais enfant Il y avait un adulte encombrant Comment me venger de lui ? Je le mis dans un sac Là, je pouvais le battre à mon aise Cette habitude de mon enfance, je l'ai sagement gardée Son inconvénient, car il y en a un, c'est que je supporte facilement des gens impossibles Je les attends au sac Je laisse exprès durer des situations ridicules et s'attarder mes empêcheurs de vivre. La joie que j'aurais à les mettre à la porte en réalité est retenue au moment de l'action par les délices incomparablement plus grands de les tenir prochainement dans le sac où je les rouerai de coups avec une fougue à lasser dix hommes robustes se relayant méthodiquement Sans ce petit art à moi, comment aurais-je passé ma vie décourageante, pauvre souvent, toujours dans les coudes des autres ? Comment aurais-je pu la continuer des dizaines d'années à travers tant de déb...

Destroy all monsters

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Mike Kelley - The escape Two years old speech And the language skills We need to talk about Nigel He will not feel the pain We need emotional content That's a fact He loves being a juvenile delinquent. He will take everything But the final clap Le mirage se déplace en italique vers toutes les issues, Sur des fresques improvisées, Dans la mémoire vive des garçons  et des filles, Lorsque de mèche, Le soir venu, Leurs faces nous rappellent nos plus nobles délinquances, Nos combinaisons aléatoires, Nos fictions électriques, Nos coups reçus sur le parcours de la survie, Nos empreintes des lenteurs dans les paumes, Nos successions de haussements d'épaules, Nos conversations par bribes soufflant, Dans les limites du possible, Un langage tango Qui brassait de l'air, Qui traitait de l'existence Et de l'(in)admissible aveuglement :  Le sentiment  

Any discussion

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  Marcus Jansen - Runny egg J'ai contemplé les plus louables individus proche d'en être affaiblie et abattue, Pas d'abjection, pas de contes biscornus, pas de plates fantaisies, qu'on ne laisse s'adjoindre aux traine-savates d'une grand bastide, en s'y prenant prestement, et nous avons là des personnes d'une remarquable adresse et dextérité Déterminer d'où provient ce bruit parasite et ensuite l'éliminer sur un rond-point qui compte, qui comptait parmi mes préférés  Il en existe pourtant d'autres, après avoir vu la place forte, des bruits de cloportes qui pourraient me rassasier dans tout ce fondu  

Précieux

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Yue Minjun. 1994 Le courage est ce qui remplace Ce que l'on désire, et parfois Si ferme et si haute est sa foi Qu'il énivre du vain espace. Semblable à la musique, il sait Envahir, leurrer, se répandre, Mais il n'est qu'un mortel essai Pour l'instinct véhément et tendre, Car, dans les choses de l'amour, Les seules et exactes sages Et qui dédaignent tout détour Comment croirait-on courage ?  (Anne de Brancovan, Comtesse de Noailles)   

La clownesse japonisante

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  Henri de Toulouse-Lautrec. 1896.  J'invente en rose piment Par mon regard perdu Dans d'intimes tracas, Une pulpe sous différentes arcanes. Ce sera mon moule, L'intérieur que je charrie. Transformer de courts morceaux de musique  En des milliards d'années de son. Faire un casting de mon corps, De ce que j'étais.  Prendre la barre. Commencer, Cesser, Recommencer avec une cadence lente et tremblante. Basse tension. Je ne peux pas me casser la figure.  Griffonnage de voies bleues électriques, Enchevêtrement de cônes tombant de haut, Traumatisme de la régurgitation. Calcul géométrique pour vomir, Avec élégance, Dans un filtre à huile en papier Quand il y a du monde autour Pour que personne n'entende. La minute suivante, Et celle qui suit la minute d'après Devenir le reflet de l'usure qui attend.  Mes us deviendront agricoles, Terricoles. Je  ne deviendrais qu'une farce. La syllabe sera altière. Chacun de mes traits altèreront mes consonnes.  Le verbe...

Pavage

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Maurits Cornelis Escher- Escalier de Penrose Cherches-tu le repos ?  L'idéal que, forcément, poursuit ton envie ? Il suffira d'un mot, d'un projet : Nation ou loyalisme qui balaiera sous le regard de l'homme choqué, l'exaspérante poursuite sur ses pas pressés d'avancer Nous n'en sommes encore qu'aux injonctions, qu'aux premières directives Monter et descendre l''oscillation de ces réclamations Le détestable vivre ensemble ou les dérives du multiculturalisme imposé Opposé/Proposé et les simples citoyens rumineront et paieront le rejet Gais invités, abandonnez vos couverts L'étranger est chez lui chez nous qui succède à l'endurance, surgissant d'une conscience commune Vu ce qu'il était et d'où il vient, il ne pouvait en sortir rien d'extraordinaire Ancien Monde, Abîme-toi, Disparais, Ton livre est clos Un autre jour ou un un ange passe dans le bocal à poisson rouge de récupération Ce sont les Jeux Olympiques de la réhabi...

Tema le tigre

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Ma petite nymphe macée. Plus blanche qu'ivoire taillée, Plus blanche que neige amassée. Plus blanche que lait caillé. Ton beau teint ressemble aux lys, Avec les roses cueillis. Te voyant, jeune, simple et belle, Tu me suces l'âme et le sang. Montre-moi ta rose nouvelle, Je dis ton sein d'ivoire blanc, Et tes deux rondelets tétons. Qui s'enflent comme deux boutons. Las ! puisque ta beauté première, Ne me daigne faire merci, Et me privant de ta lumière, Prend son plaisir de mon souci. Au moins, regarde sur mon front, Les maux que tes beaux yeux me font. (Pierre de Ronsard)