La confusion est le Cherimoya le plus doux sur une langue sèche La rue évoque un sourire en trempant la sopapilla dans la chérie, le fish dans le beurre D'un argent radio avec des antennes bancales, un saxophone se fait faiblement entendre Sur un chariot à roues, une miniature en fonte est, avec ses pieds, encastrée Une bouteille de Cabernet est posée sur un cerf de cèdre Steak new-yorkais, crevettes géantes et champignons des bois Le parfum doux de gland de maïs et la crème aigre sentent la terre Nostalgie se lamente, le DJ Epic est graphique Je n'ai pas de mots Shawnee pour décrire plus cet endroit
La notation qui m'est disponible est : 40°38'32.61'' N80°31'9.76'' W
Akameeki
Je siffle du haut de la tour de Babel, d'un kapokier Heureux sont les dialectes, les pidgins, les hordes de mots métis, le kaguzu, le chleuh, le geechee, le caló et les mots fantômes
Ces langues sont quasi mortes Pire, elles sont éteintes à cause d'une conquête, d'un génocide ou simplement par l'érosion du temps
Dieu soit loué pour avoir confondu nos langages et nous avoir dispersés en exil comme de la paille dans un vent égaré où les graines de figues secouées par une Amazone de Puerto Rico tombent sur le sol
Gombo-limbo, Elmolo, Mawa, Ba-Shu, Koibal, Guanche, Calusa, Wichita, Taíno, Kubanakán dont les paroles ne s'attardent pas au-delà des cyclones de la tristesse comme des chromosomes d'épaves ou des fossiles naufragés
Avec ces mots, je crée une machine de mémoire de chair et d'os Avec ces mots, je glisse et je fends le raz-de-marée d'une histoire Avec ces mots, je prends racine dans les sables mouvants de la diaspora
Nationhood
Qu'est-ce qui pourrait être ralenti ? Dans la quiétude ironique, qui est le despote de nos jours, le seigneur de la poussière attend de tomber Son shunt se situe entre les oreillettes puis se referme dans des craquelins comme deux pommes de terre qui cuisent en tournante Les hymnes du désordre apportent des récoltes abondantes en période de sécheresse Seuls les yeux croisés peuvent voir, dans le chaos, des mandalas sereins |