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Behang de Dans

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Alphons Mucha  Ce frère qui gaspille un sourire Cette tante aussi moche que le mot lui-même Une grand-mère dans ses meilleurs jours Un grand-père avec une cravate festive Ce père encore bourré  Tu étais censé nous sauver du printemps Des sacrés sacs tristes d escendant de l'ombre un matin  De quelques jours de trop Comment laver un corps vide de secrets, comme la mélodie lointaine d'un agneau ? Comment le sang se repose-t-il ? La première fois que je me nourris : un mot copieux Dans la maison brûlée : je prends le goûter Je suis maintenant dans la case "personne avec un vagin qui ne menstrue plus"  pour que des pierres se propulsent du haut d'un volcan semi éteint  Il n'y a pas de maison, réellement, il n'y a pas de goûter Pas de régleur pour réclamer une hôtesse Passée la liberté, ne pas me laisser aller à la limite du ravalement Mon histoire ne se lave pas avec de l'eau et un bon gommage Pun intended  Le temps comme une balle élastique  Un moust...

Plaque

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Aubrey Beardsley La lune, petite pelote de ficelle dans le zodiaque, est plaquée contre un mur de la cour où sont alignés,  inégalement, quelques chariots  Deux sœurs dans une chambre, songeant à une antique famille de seigneurs, cousaient un châle des prairies Dans le blanc champ clos de sa dernière résidence connue,  les pas nombreux,  les murmures s'entrecroisent,  se rapprochent des grilles blafardes de son lit Clinique, hôpital, hôpital, clinique, une suite logique issue de sa mémoire de coton qui dure à être vive,   avait été dressée devant elle parmi les nombreuses tours aux mille fenêtres et jardins verdoyants,  semblant d'hôtel de vacances accueillant les cafés des machines électriques au goût de larmes nauséeuses   Entretenir son moral, dans toute cette odeur chimique  parmi ce régiment de bistouris et de scalpels,  de lits en nombre,  de soupes sans sel en batterie,  de cantines roulantes,  de vendeuses de dîner...

Lacustre

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  Lucio Fontana Trophée, maïs sucré, éruption de sa tige, la splendeur remodèle son coude et son sifflet en laiton Reflet lacustre, calcaire et falaise s'inclinent sur sa cuisse De sa hanche jaillit un ocelot, un coup de calcédoine et de magnétite Les bleus bilirubine violets, ouvrages de tous les jougs pour me faire penser que sa douleur est parfois la mienne  Lumière de sang, les chansons contre son corps font saigner ses ménisques Elle vit avec Echo et Song Ne conduis pas cette retraite À quelle distance l'écume du dragon doit-elle s'approcher ? Quelle doit être la largeur de la fissure dans le ciel entre les conflits bruyants, les chemins de vie poussiéreuse, les soucis semés ? Elle est venue à Lamp Land, terrain de la balle, car la lumière appelait la lumière Haut dans la solitude, le faucon gris tourne encore jusqu'à ce que, comme l'esprit, son image pâlisse puis il repart Blading liquide de l'épaule, glissement d'une main éclairée à la faux, c'est...

Beurrée

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Ah, cette nouvelle jeunesse ardente Avoir le même souffle mais pas nécessairement la même vie Aller de zéro à héros ou de héros à zéro Partout où la vie sera féroce, il y a jouvence  Juventus Le décor est somme toute familier mais pittoresque De la poulie aux pigeons Nord Nord-est Sud Sud-est Aller et chanter une rage où tout est calculé dans un voyage permanent Creux souvenirs à l'échelle géologique, éboulement généalogique Le persistant demeure et encombre le rien, au risque de passer pour une sentimentale Le peuple cache son visage vert maladroitement Les maisons sont aplaties, glauques et morbides Nommer les absents qui préoccupent Translation qui tente l'expérience d'une histoire complémentaire où se trouve une tangente, heure de cours de vertige de tous les chemins seuls Un clown est là en deuil, p rès d'un lampadaire, s ur une avenue Il n'est enveloppé de rien, Il est nu Il ne rit plus Il hurle sa plainte commémorative : Doooooo Inventer le zéro  J'entend...

Wolffien

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Rorschachohedron wrombic - George W. Hart En face le pire, d'ici à ce qu'il fasse rire, traverse des années d'études à gaspiller l'énergie, le caractère nécessaire pour des années d'errance dans une cité qui s'éloigne des impudicités de la gnose Partout où la vérité sera hideuse, les vœux seront ardents Bois seul, crame, couche, meurs seul comme au devant les chimères différentes possèdent chacune le manque d'amour Observer la blessure et y enfoncer les doigts comme un crédule qui fouille, qui mourra taiseux tel que Dieu l'a fait naître Disant encore, si ce n'est pas toi qui m'instruis, je n'apprendrai pas Disant encore, dépités, il y a une récente fois, où l'on supplie, où l'on prie, où l'on aime, que les heures qui suivront ton départ seront un tel ciel de plomb pressées contre cette vieille planche esquintée de bois, ce tableau noir des jours et des nuits moulus à la craie blanche Là, la tête est muette sans mâchoire où s'...

Vivrant

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Hope Gangloff I HAVE NEVER BEEN SO REAL BEFORE Espace dans de minuscules explosions d'essence, ma conscience se durcit contre un mur I AM SEPARATE Jeune à nouveau mais moins intelligente que la mince et noire araignée dans l'évier ce matin W I T H I N Cheveux foncés, sourcils noirs S W I R L Dans l'illusion  BIG MEMORIES OF PLEASURE Envelopper un esprit substantiel AS A DRIFT OF SNOWKLAKES Ton sourire et ta gentillesse m'excitent Sous une hotte chaude Je bois ce spritz à la mandarine offert par l'indien du coin Je porte la canette froide à ma bouche et suce le trou du flip flop Que fais-tu ce soir ? me texto Dude NOUS SAVONS TOUS DEUX QUE L'HIVER NE FAIT QUE COMMENCER Quel ciel, au jour criard, nie V A R I A N T Les sourires qui gagnent, les teintes qui brillent Chaque arbre est un gribouillis mi- caractère mi- cursif Chaque boucle est un membre Ma cure est quelque part ici et je me suis griffonnée de l'intérieur V I V R A N T Qu'est-ce qu'une mai...

Delta

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  JEAN-MICHEL BASQUIAT : "JOUEURS DE COR"  Quand entre pantalon de gamin et chemise de jeune adulte tu étais devenu habile, on te répétait qu'en allongeant ton échine, ton torse, tu montrerais mieux tes fesses Tu palpes tes clefs comme tu palpes ton membre Du sang et du sperme versés sur le fer du manche de ta serrure Dans ta nature contemplative, dans ton brouillon intuitif, insupportable, le regard enjolive toute chose qui l'entoure Tu avais demandé à tes jeunes confrères, en mal de brises fines, un soir que tu étais presque nu : Suis-je conforme aux traits, aux défauts, aux qualités que l'on me prête ? Ils t'avaient souri : Après-demain L'idée de l'aristocratie ou du plouc, motivée par la condescendance avare  Ne seraient-ils que des hâbleurs ? Des enflures ? Est-ce la même chose ? Quel besoin avais-tu de savoir cela ? Quelle sorte d'approbation attendais-tu ? Tu n'avais pas oublié ce plan Rog house rouge tranquille avec la fenêtre toujours ...