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Breik

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Hyun-soo Kim Doubler la cupidité L'un est de se nourrir, l'autre est de se fendre L'un est le conflit, l'autre est étranglé par son existence L'un est de regarder le feu dans les yeux, l'autre est de savourer l'esclavage du plaisir L'un est de conduire une nation en guerre à genoux, l'autre est le ravissement d'heures volées L'un est de défendre les morts, l'autre est de faire couler le nectar d'un nouveau-né Jouer et jouir, l'ordre gagne et le désir lèse qui n'aime plus le vent, par la faute d'un corps sourd Ça dépend du tarif Purée de banane écrasée, je n'ai de palpitant qu'en mon front Ça dépend du tarif La plaine était lumineuse avec des argiles, la terre était immobile et forte  Abel courait. Il était seul et il courait. Fort d'abord. Ensuite lourdement Ça dépend du tarif Abel est fier de sa croix reluisante. Il s'est donc fait un blaze ?  Nullement, il a pris rougette. Sa main a jeté toute la soule qu...

Room 1006

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Lisley Tenorio Si tu veux bâtir une maison, ne rassemble pas les gens pour leur donner des ordres,  pour leur expliquer chaque détail du plan,  pour leur communiquer où se trouve chaque outil. Si tu veux construire une habitation, fais naître dans le cœur des gens assez d'amour et de haine, de désir et de rancune. Ils te remercieront à leur façon mais toujours trop tard.    (Laurent Berclaz - Inspiré par Saint-Exaspérant)    

Ventre rond

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Huguette Caland   C'est au fil de leurs désirs qu'ils se multiplièrent par mille Place au bal et au triomphe L'échafaud est bon Il ne faut pas trop de lumière Plonge sans vergogne dans ton costume de nuit Un corps en fleurs à la fraiche corolle Baiser le bec de la muse, belle et fière, portant des palmes en main Chanter la femme, chanter en son honneur, baiser cette main qu'elle daigne vous tendre Debout devant un volcan, le chaud du magma, rougeâtre et gonflant, fruit rouge abreuve la régalade Une silhouette qui trace la crevasse malaxe l'oxygène et le sang La bouche parfaite sous un rouge puissant Une femme infidèle à ses racines, décrochée de toutes réalités, aux airs de déesse atmosphérique, paiera de son sang véritable Des couloirs pareils aux veines, dédale sombre du taureau, elle ne recevra pas de monnaie percutante Penche donc ta tête ravissante, amante au cœur pur  Devant une telle grâce, on se retourne et on admire Aucun stoïque, insensible à cet enthousia...

Cuboïde

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Maurits Cornelis Escher  Comme un son érafle le sol, semblable au moineau avant l'orage piane-piane, susurre et file, étale en fuyant sa biffure empoisonnée, tel bec le capte, dolce dolce, et vous le place astucieusement en l'oreille  Vous devinez le mensonge pointer, flûter, gonfler, amplifier à vue d'œil Il s'élance et élargit son vol, tournaille, attache, produit, craque, tonne puis, devient un appel général, une montée publique, une chorale d'animadversion L'acrimonie, ainsi faite, elle féconde, germe, lanterne, progresse, et, rinforzando, de gueule en gueule, il va le succube  À quoi sert-il de s'y intéresser puisque toutes ces petites arcanes discutent ouvertement dans un langage se voulant codé mais qu'on devine aisément railleur Ils se mettent à exploser de rire devant le dynaste fourbe et ne savent plus exactement pourquoi la minute qui suit  Si leur mentor se moque, ce fastueux équipage d...

Long Live The New Flesh

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Ils oscillent, au hasard, depuis des nuits sans nombre, à chaque empreinte de pas qui oblige à s'arrêter et, très loin de rectifier cet épais réseau d'ombre, ils peuvent difficilement l'évincer Ils se perdent, ils gigotent au sein de l'inconnu,  tout prêts à se précipiter, dans une anxiété immense, sur le premier feu venu Dans leur âme et dans leur sang, ils sont consolidés comme enracinés Quelquefois leur affliction côtoie la confusion mentale Rien ne les guérira de l'entêtement qui les anime, à jamais, ces amblyopes-nés  De la luminosité, donc !  Bien que cet effet n'exprime qu'un souhait navrant qui va s'exaspérant à force d'être retenu   Quand le vieux soleil, ce sachem, s'éteindra, ils frissonneront d'horreur dans son obscurité, dans un adieu suprême, l'entendant sortir des lèvres de la mansuétude,   qui les aura manifestement désolé  

Relique érodée

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Agent de l'idéal De l'improbable genre humain Rendant haine pour haine Et dédain pour dédain Gémissant sur la dernière image dorée De ta pauvre mère mourante Que tu n'as hélas pas pu sauver Quelle hideuse besogne Héros d'une comédie Que ce curieux échange De nos deux fantaisies   Dans ton chagrin domestique  Au moulin de la ruine Cherchant de ta main gauche Abandonnant ta main droite À soulever ton verre  Sous un poids accablant Voilà maintenant que tu chasses toutes femmes Tes ambitions subsistant tristement Tant il n'est question que de mine punitive Tu les souhaiterais imperméabilisées Que la grâce et la bonté roulent sur elles Sans rien mouiller Comme font les gouttes d'eau Sur la toile cirée Alors qu'elles sont un ouragan de chair vivante Qu'un port aurait beaucoup de peine à contenir Il faut bien qu'un jour elles bouillissent Après avoir été ensevelies de précautions Amidonnées Repassées en quatre Encroûtées pour certaines Tombant en poussières...

Ubuntu

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A h Xian Qui veut être premier sera l'esclave de tous J'avais rencontré sur ma route une femme, un homme et un arbre qui s'étaient agenouillés face au vent Cajoler le mince panache d'une fumée prudente Les scripts coptes non encore lus dans les amorces arabes avec un disque rayé, ailé, sculpté dans le pendentif uraeus d'Horus : couronne sportive d'une Haute et Basse Egypte réunies par des anneaux et des éventails de cérémonies incisés dans la roche Une tentative pour comprendre les extrémités, les outils comme les formes humaines incarnées en un seul mot alphabétique découvert sous les dalles de basalte noire Je n'ai qu'à faire rouler une pierre du haut d'une colline Je n'ai qu'à frissonner et souffler, donner la parole aux éclats de pierres fourmillés de décadents Une escouade de démolition ordonnée pour vérifier la nature jusqu'à ce qu'une bonne impression ait été faite Du fantôme, bras levés, la première moitié : regarde, je chevau...