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Consomption

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Emilie Ickx Je suis allongée sur mon canapé sous le lampadaire doré J'écoute la grande horloge en métal de la cuisine Son pendule claque. Sa musique épure toutes les heures Pièce par pièce, recoudre des corps Laver, frotter sans jamais gagner, la rotule amoindrie Rat King des créatures indivisibles  Patauger dans l'eau, dans l'obscurité des églises, des écoles, des associations, des conseils, des comités Se déplacer en sens inverse, signer leur propre disparition ou du moins revivre les ravages d'alors L'amas de péchés effacés d'un corps baptisé Un parent qui devra creuser une tombe pour son plus jeune enfant Les gobelets brisés de l'aube Seul le son compte Seuls les voyants allumés comptent Tout ce vert passant de l'or au rouge, à l'orange . Qui a tiré sur la lune et revendiqué la victoire un matin ?   

Bestiae et Homines

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Androclès, esclave romain, retirant une épine de la patte d'un lion John Dickson batten - 1910  Je ne peux pas faire une descente dans mon passé pour de la matière première parce que mon passé est si ennuyeux, donc je dois tout inventer. Je me dis que ce serait bien de créer une aventure, une story. Ma mère était issue de Larache. Un mini sanctuaire. J'essaie de sauver son âme qui me manque. Belle citation du Philosophe Alain : La mort est une maladie de l'imagination. Je n'ai jamais compris tous ces gens qui disent que mourir dans son sommeil est la plus belle des morts. Un rêve ou le cauchemar ? Avec ton disque dur qui observe, un a un, chaque organe s'effacer, jusqu'à lui, le dernier. Tu parles d'un kif sublimé ! Bien que, c'est peut-être l'inverse au fond : d'abord le cerveau et le reste suit, ce serait plus logique puisque notre cerveau contrôle tout notre corps et que, même, après un décès, certaines choses continuent les jours suivants à p...

Amorite

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Basquiat - Equals Pi manquerait un souffle                                                                                                                 brise légère                                          silencieuse aérienne, tenue                                                                                                       venue on ne sait d'où ...

Cravan

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Arthur Cravan - 1887/ ? Quelle âme se disputera mon corps ? J'entends la musique. Serai-je entrainé ? J'aime tellement la danse et les folies physiques que je sens avec évidence que, si j'avais été jeune fille, j'eusse mal tourné. Mais, depuis que me voilà plongé dans la lecture de cet illustré, je jurerai n'avoir vu de ma vie d'aussi féériques photographies, l'océan paresseux berçant les cheminées. Je vois dans le port, sur le pont des vapeurs, parmi des marchandises indéterminées, les matelots se mêler aux chauffeurs, des corps polis comme des machines, mille objets de la Chine, les modes et les inventions. Puis, prêts à traverser la ville, dans la douceur des automobiles, les poètes et les boxeurs. Ce soir, quelle est ma méprise, qu'avec tant de tristesse, tout me semble beau. L'argent qui est réel, la paix, les vastes entreprises. Les autobus et les tombeaux, les champs, les ports, les maîtresses. Jusqu'à la vie inimitable des hôtels.  Je vou...